Le changement climatique accentue l’exposition des biens immobiliers à des risques naturels multiples : inondations, érosion du trait de côte, retrait‑gonflement des argiles, incendies. Longtemps perçus comme exceptionnels, ces aléas constituent désormais des paramètres structurants de la décision d’achat.
Leur impact peut être significatif : évolution de la valeur du bien, contraintes d’usage, difficultés d’assurance ou de financement, obligations de prévention, voire remise en cause de la pérennité du bâti. Dans certains cas, l’insuffisance ou l’absence d’information peut également engager la responsabilité du vendeur.
L’information de l’acquéreur est donc essentielle. L’état des risques et pollutions (ERP), les plans de prévention des risques, le certificat d’urbanisme et la consultation du portail Géorisques sont des outils indispensables. À défaut, un risque dissimulé peut ouvrir la voie à des actions en nullité ou en réduction du prix. Les phénomènes émergents, tels que l’érosion côtière ou les sols argileux, soulèvent en outre des questions complexes d’assurabilité et de gestion patrimoniale à long terme.
Dans ce contexte, la vigilance juridique et l’anticipation demeurent essentielles pour garantir des transactions immobilières éclairées et durables.
Retrouvez l’éclairage de Murielle Gamet, sous la plume de Valérie Valin-Stein, dans l’article « Aléas climatiques, ce qu’il faut savoir avant d’acheter » paru dans Le Particulier – Mai 2026 [accès abonnés]